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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo160266 Lettre Flora

Lettre

Marque du Domaine Public Lettre Numéro d'inventaire : 978.0023.3944 Création Asinelli Eveline (19e siècle - 20e siècle) (Auteur) ; 20 septembre 1899 ; Genève. Description En-tête : "Madame / Monsieur", L'auteur, une aristocrate génevoise d'origine française, exprime au couple Hadamard sa joie à l'occasion du retour d'Alfred Dreyfus parmi les siens. Elle se demande si cette grâce si rapidement accordée après le terrible verdict du procès de Rennes n'est pas une "protestation" gouvernementale ? Elle leur exprime son admiration pour le couple Dreyfus et en particulier pour leur fille Lucie, au courage exemplaire. Elle espère qu'ils pourront profiter pendant de longues années à la réunion de leur famille. Utilisations Hadamard (famille) (utilisateur) Correspondance Septembre 1899 Matière(s) et technique(s) Papier vergé (Manuscrit) Dimensions hauteur 17,9 (plié) cm, largeur 11,5 (plié) cm Inscriptions Madame, Monsieur, En ce jour où vous avez enfin la certitude qu Monsieur le Capitaine Dreyfus va être rendu aux siens, permettez moi, à une amie dreyfusarde de la première heure, de venir vous dire toute la part que je prends à votre bonheur. Certes, nous avons tous rêvé d'un autre retour nous étions en droit d'espérer que justice entière aurait été faite à la noble victime et qu'elle aurait pu rentrer au sein de votre famille sans aucune arrière-pensée amère…. Mais cette grâce accordée si rapidement après la monstrueuse condamnation de Rennes, n'est-elle pas en quelque sorte une protestation éclatante de la part du gouvernement ? Rien désormais n'arrêtera le progrès de la vérité, et nous tous, avant peu, nous aurons cette joie ineffable d'entendre proclamer dans toutes les parties de la France, l'innocence de notre noble Capitaine Dreyfus. J'ai à cœur de vous dire, Monsieur et Madame, combien j'admire votre vaillante fille. Croyez-moi, dans mes propres cruelles épreuves, j'ai souvent eu honte de moi et de ma faiblesse en songeant à cette noble femme que rien n'a pu abattre, qui toujours s'est montrée si énergique, si sûre du succès, si grande dans sa douleur. Il n'y a pas de cœur de femme qui ne lui soit reconnaissant — et il me semble que de vous en parler aujourd'hui à la veuille du retour de votre pauvre genre, c'est vous démontrer toute ma profonde, mon indicible sympathie. Puissiez-vous l'un et l'autre avoir la joie de contempler pendant de longues années, le bonheur de vos enfants et de vos petits enfants Pierre et Jeanne. C'est là le vœu, de celle qui ose se dire, Votre amie profondément et respectueusement, Ev. d'Asinelli 17 Bd Helvétique. Genève. 20-IX-99 Mots-clés Affaire Dreyfus, Dreyfusard, Soutien, Sympathie Type de document Collections muséales

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