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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo159806 Lettre Flora

Lettre

Marque du Domaine Public Lettre Numéro d'inventaire : 978.0023.3904 Création Naville Hélène (Auteur) ; Octobre 1898 ; Paris. Description En-tête : "Ma chère Lucie", L'auteur, Hélène Naville, témoigne de son affection à Lucie Dreyfus. Elle lui confie s'être entretenue de son sujut avec Madame Havet. Utilisations Dreyfus Lucie (utilisateur) Correspondance Octobre 1898 Matière(s) et technique(s) Papier filigrane (Manuscrit, Procédé photomécanique) Dimensions hauteur 17,8 cm, largeur 11,4 cm Inscriptions CRAYON DE PAPIER : OCT 1898 MONOGRAMME : HN Lundi Ma chère Lucie Trois jours sans vous voir, je n'y suis guère accoutumée, et cela me paraît dur et il faut que je me rattrape en vous envoyant l'expression de toute ma tendresse. Je ne sors pas aujourd'hui pour soigner un rhume que j'ai et dont je désire me débarrasser au plus vite. Hier, Madame Havet m'a chargée d'un message pour vous, je tiens à vous le communiquer sans retard. Vous savez combien tout ce qui vous concerne la touche. Quoique nous soyons certains de la révision, elle est émue et angoissée comme nous tous à l'idée des heures d'attente qui précèderont le prononcé de l'arrêt, et elle m'a prié de vous dire qu'il lui serait bien doux que vous l'admettiez ce jour-là auprès de vous. Ci-joint un billet que je vous demande de bien vouloir lire. Ce sont deux dames qui désirent vous voir. Je ne les ai jamais vues. Elles m'ont écrit à plusieurs reprises pour avoir de vous nouvelles pendant que vous étiez malade l'une appartient à l'aristocratie de Genève, l'autre est la femme d'un peintre de talent. Je crois bien l'avoir rencontrée autrefois chez notre ambassadeur. Vous voyez, chérie, que vous êtes tout-à-fait libre pour accorder ou refuser. Je me sens très malheureuse d'être obligée de vous demander cela, car je sais le peu de goût que vous avez pour ce genre de visites. Philippe vous portera ces lignes en faisant une visite à Jeannette il ne tousse plus depuis deux jours. Ne vous mettez pas en peine de moi je n'ai qu'un simple rhume agrémenté d'un peu de mal de tête. Veuillez faire mes compliments affectueux à votre mère, à vos aimables sœurs et belles-sœurs. Votre tant affectionnée Hélène Naville Mots-clés Affaire Dreyfus, Sympathie, Intellectuel, Opinion publique Type de document Collections muséales

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