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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo159795 Lettre et enveloppe Flora

Lettre et enveloppe

Marque du Domaine Public Lettre et enveloppe Numéro d'inventaire : 978.0023.3903 Création Naville Hélène (Auteur) ; 26 septembre 1898 ; Vernier. Description En-tête : "Ma bien chère amie", L'auteur, Hélène Naville, donne des nouvelles à Lucie Dreyfus de quelques membres de sa famille. En ce qui concerne l'Affaire, l'auteur se réjoit que la Cour de cassation soit saisie Elle craignait la démission d'Henri Brisson après les poursuites contre Picquart. LE JOURNAL DE GENEVE lui a confirmé les derniers événements. Utilisations Dreyfus Lucie (utilisateur) Chatou 3 ter Avenue de Brimont Correspondance 28 septembre 1898 Matière(s) et technique(s) Papier (Manuscrit, Procédé photomécanique) Dimensions hauteur 17,8 cmhauteur 9,5 (enveloppe) cm, largeur 11,4 cmlargeur 12,1 (enveloppe) cm Mots-clés Affaire Dreyfus, Intellectuel, Sympathie, Opinion publique Inscriptions MONOGRAMME : HN Vernier 26 septembre 98 Ma bien chère amie, c'est avec un vif chagrin que j'ai appris l'accident survenu à votre sœur la perte de ses chères espérances est une épreuve cruelle, je vous assure je la connais. Dites-lui ma profonde sympathie, mais dites-lui aussi que la consolation viendra, que l'avenir la lui apportera, sous la forme d'un nouvel espoir, et que, plus forte, tout ira bien. J'espère que vous n'avez plus aucun souci au sujet de la santé de Madame Kayser je suis sûre que, soignée par vous, soutenue par votre exemple elle se relèvera vite au moral et au physique. Nous avons encore un chagrin très près de nous. Un des fils de mon beau-frère de Morsier vient de perdre un amour de bébé d'un an, emporté en quelques jours par une maladie sans merci. Ce n'est pas celui de mes neveux que vous connaissez, mais l'un de ses frères. Maintenant je veux vous dire ma joie de savoir la Cour de cassation saisie de votre demande de révision. Cette joie est d'autant plus grande que, depuis les nouvelles poursuites dirigées contre le colonel Picquart, je crains que Monsieur Brisson ne faiblît ou ne donnât sa démission. Pendant ces 5 jours d'attente anxieuse et combien douloureuse, je pensais constamment à vous, à vos angoisses, et quand j'ai eu le premier télégramme entre les mains, je n'osais pas l'ouvrir puis, comme il était signé d'un nom inconnu, je n'osais pas le croire. Vite j'ai téléphoné au Journal de Genève, et la réponse a été satisfaisante. Voici encore un pas immense fait en avant. La vérité continue de se faire jour, d'avancer malgré les infamies constatées sous ses pas pour la retarder. Encore des faux ! encore des mensonges ! encore un innocent accusé ! Ah ! Si nous ne les avions pas, ces chers innocents, pour nous raccommoder avec l'humanité, vraiment, ce serait désespérer de tout ! Quelle est belle cette parole de votre mari où il dit que, si on lui rend justice, il n'aura qu'une immense pitié pour la misère humaine. Cette misère dépasse tout ce qu'il a pu imaginer. Ma belle-mère se joint à moi pour vous répéter combien nous admirons votre mari et combien nous appelons de tous nos vœux l'heure de sa délivrance. Mon mari m'a donné aujourd'hui de bonnes nouvelles de vous. Je l'envie de pouvoir aller à Chatou ! Philippe me donne encore un peu de souci, vous le trouverez amaigri. J'espère qu'il sera assez bien pour me permettre de partir le 7 octobre. Adieu donc et à bientôt, chère amie. Mes compliments à tous ceux des vôtres que je connais. Mes tendres baisers pour vous et vos chéris. Affectueusement à vous. Hélène Naville Mots-clés Affaire Dreyfus, Intellectuel, Sympathie, Opinion publique Type de document Collections muséales

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