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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo144378 Lettre Flora

Lettre

Marque du Domaine Public Lettre Numéro d'inventaire : 978.0023.1039 Création Blanchard Marie (19e siècle - ) (Auteur) ; 29 juin 1899 ; Fontaines. Description Formule d'appel : "Chère Madame", L'auteur, une Française, amie inconnue, se permet d'écrire à Lucie Dreyfus. Elle présente ses voeux à Lucie et Alfred Dreyfus et aux enfants. L'auteur croit depuis le début à l'innocence de Dreyfus. La décision de la Cour de cassation met fin au calvaire. Les parents de l'auteur se joignent à elle pour présenter leurs respects. Utilisations Dreyfus Lucie (utilisateur) Correspondance Matière(s) et technique(s) Papier vergé filigrané (Manuscrit, Impression) Dimensions hauteur 15 cm, largeur 12,9 cm Inscriptions Chère Madame, Permettez à une amie inconnue de vous apporter en cette heure d’émotion suprême - d’espérance infinie - une large part de son cœur de vous offrir les vœux sincères et nombreux qu’elle forme pour vous, pour votre mari, pour vos enfants. Depuis la première étape de votre douloureux calvaire, j’ai cru, avec tous les miens à l’innocence du malheureux accusé. Que de fois nous parlions de vous ! Nous vous suivions sur cette voie sublime du devoir que vous parcouriez avec tant de courage, de persistance, d’espoir. J’ai partagé vos souffrances d’épouse, de mère. Je me suis associée de tout mon cœur de femme au martyre que vous faisait subir l’injustice ou l’aveuglement des hommes. Aujourd’hui, je suis heureuse de trouver un sourire au fond de votre calice : Votre douleur enfin a sa clarté. Déjà brille l’aurore de l’heure justicière et bientôt la lumière éclatante rendra à votre affection, à votre amour, à vos soins dévoués le père de vos enfants. Courage, Chère Madame, jusqu’à la fin il vous en faut beaucoup pour vous, pour lui mais aussi vous verrez enfin vote couronne d’épines porter roses. Je vous prie de me pardonner la liberté que j’ai prise. Je n’ai écouté que la voix de mon cœur, qui m’a dit : « Dans un moment pénible, il est doux de se sentir entouré d’affection, aimé sincèrement ». Je vous présente, les hommages respectueux de mes parents et vous prie de croire à leur profonde sympathie. Permettez-moi en terminant chère Madame, de vous embrasser comme une sœur, de vous assurer de mon amitié dévouée. Marie Blanchard Fontaines-les-Chalon, 29 juin 1899   Mots-clés Affaire Dreyfus, Innocence, Martyre, Amitié, Opinion publique, Cour de cassation, Dreyfusard, Soutien Type de document Collections muséales

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