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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo144477 Lettre Flora

Lettre

Marque du Domaine Public Lettre Numéro d'inventaire : 978.0023.1063 Création Burnand Eugène (30 août 1850 - 4 février 1921) (Auteur) ; 2 juillet 1899 ; Saint-Clément-de-Rivière Fontfroide-le-Haut. Description Il s'agit de deux lettres sur la même feuille. Formule d'appel : "Madame", L'auteur, peintre et graveur suisse, affirme à Lucie Dreyfus que lui et son épouse ont partagé ses soufrances. Il lui témoigne de sa sympathie. De nombreux chrétiens se sont rapprochés des Dreyfus. Lettre de l'épouse du peintre qui demande à Lucie Dreyfus de garder courage. La moitié des Français se ralliera aux Dreyfus. Elle lui témoigne de sa chaude sympathie. Elle cite des propos de Jésus. Elle avoue s'être intéressée au cas de Lucie Dreyfus depuis le début, bien qu'elle ne soit qu'une innocente. Utilisations Dreyfus Lucie (utilisateur) Correspondance Matière(s) et technique(s) Papier vergé filigrané (Manuscrit) Dimensions hauteur 17,9 cm, largeur 11,5 cm Inscriptions Fontfroide-le-Haut Près Montpellier Le 2 juillet 1899 Madame, Toute une famille prie pour vous depuis de longs mois - partage vos angoisses - vos espoirs et vos craintes à cette heure où votre émotion est à son comble, nous ne pouvons nous empêcher de vous témoigner notre immense sympathie - et permettez-moi de vous le dire - notre ardente affection. Cette épreuve sans nom a rapproché de vous et de votre cher mari bien des cœurs chrétiens. Innombrables sont les supplications qui sont montées au ciel pour vous. Il est impossible qu’elles ne fassent pas descendre sur vous et sur vos enfants un torrent de bénédictions. Vous trouverez plus aisément que d’autres, un frère en ce Christ immolé pour la rédemption du monde et, morts avec Lui dans l’humiliation et dans la souffrance - vous revivrez avec Lui en "nouveauté de vie". Veuillez, Madame, agréer l’hommage de mon profond respect. Eugène Burnand, peintre Impossible, chère Madame, de laisser partir ces lignes sans y ajouter aussi un message de chaude sympathie on voudrait pouvoir tenir votre pauvre cœur brisé pour le caresser et le consoler. Dieu s’en chargera, et quand vous aurez traversé ce dernier tunnel qui vous attend, vous pourrez entonner le chant de délivrance que la moitié au moins, de la France, chantera avec vous. Courage ! Courage, Dieu est plus puissant que les hommes et aura pitié de vous, de votre infortuné mari, de vos précieux enfants... c’est chaque jour qu’en famille nous l’invoquons pour vous… Jésus disait à l’un de ses disciples : « Tu ne sais pas maintenant ce que je fais, mais tu le sauras dans la suite… ». Oui, tout est mystére pour nous ici-bas, mais une chose est certaine c’est que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu ». Que ce soit là, pauvre chère Madame, que vous trouviez les forces dont vous avez tant besoin votre mari et vous, c’est le vœu ardent et la prière d’une inconnue qui s’intéresse à vous depuis la première heure et qui vous aime. J. Burnand Type de document Collections muséales

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