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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo153035 Lettre Flora

Lettre

Marque du Domaine Public Lettre Numéro d'inventaire : 978.0023.2872 Création Pathin-Labarre J.G.C. (19e siècle - ) (Auteur) ; 11 septembre 1899 ; Paris 78 avenue Ledru-Rollin. Description En-tête : "Madame", L'auteur et sa famille expriment à Lucie Dreyfus toute leur tristesse et leur stupéfaction face au verdict du procès de Rennes. L'auteur rappelle à Lucie Dreyfus qu'il lui avait déjà écrit à l'occasion du retour de son mari et qu'il avait adressé tous ses voeux à ce dernier. Lui et sa famille restaient convaincus que la réhabilitation était presque acquise. Ils ne doutaient pas de la loyauté des juges. De plus, comment rester indifférent devant tant de souffrances? Les Lettres de Dreyfus sont là pour en témoigner. L'auteur prie Lucie Dreyfus de croire qu'aux yeux de l'opinion, son époux est plus que jamais innocent. Si en ce moment, la justice et la vérité sont bafouées, il demande à Lucie et à Alfred Dreyfus de garder courage. Il évoque le caractère exceptionnel d'Alfred Dreyfus, son amour pour son épouse et ses enfants. Malgré tout, ils espèrent. Lettre signée par : C. Pothin-Labarre; J. et G. Pothin-Labarre. Utilisations Dreyfus Lucie (utilisateur) Correspondance Matière(s) et technique(s) Papier (Manuscrit) Dimensions hauteur 16,9 cm, largeur 12,4 cm Inscriptions Français Lundi 11./9/99. 78 avenue Ledru-Rollin Madame Permettez-nous de venir mêler nos larmes aux vôtres après cette inique et incompréhensible condamnation ! Je m'étais permis de vous exprimer notre joie avant le retour du Capitaine Dreyfus de même que, dès sont arrivée, je lui avais apporté l'expression de nos vœux sincères. Nous comptions tous sur une réhabilitation éclatante et mille fois méritée. Qui pouvait douter de la loyauté des Juges ? de tous du moins ! qui pouvait prévoir l'effondrement de nos espérances ! Je vous supplie Madame, de dire au Capitaine Dreyfus que, plus que jamais, et à beaucoup plus qu'autrefois, il apparaît innocent, et grandi, aux yeux de ceux qui ont le sentiment de ce qui est Vrai et Juste ! Comment ne pas sentir le cœur se briser en lisant ses lettres où son âme torturée exhale ses douleurs ! Pour moi, je courbe la tête, et sens mon front rougir devant la honte de notre France. Je voudrais pouvoir, à genoux presque, demander pardon au Capitaine Dreyfus pour cette France adoptée par lui pour la servir loyalement elle si injuste pour lui ! Pour le moment nous sommes attérés, nous pleurons comme si la mort entrée brusquement au milieu de nous, était venue nous enlever un être aimé ! Nous pleurons aussi sur la Justice, sur la Vérité foulées aux pieds ! Mais cependant nous ne perdons pas courage, nous espérons que les hommes admirables et courageux qui ont défendu le Capitaine Dreyfus réussiront dans la lutte qu'ils vont continuer. Le contraire serait horrible ! L'avenir le montrera enfin à tous tel qu'il a toujours été, le martyr qui n'a pas même une parole haineuse pour ses bourreaux ! Son inique pensée est pour vous, pour ses chers enfants ! Le courage surhumain que le Capitaine Dreyfus a eu depuis si longtemps ne l'abandonnera pas, quelles ques soient les épreuves qui l'attendent peut-être encore ! Cependant il ne peut pas reprendre le chemin d'un nouveau calvaire. Je me refuse à le croire, ce serait alors douter de notre humanité perdue à tout jamais ! Vous Madame qui donnez au monde le plus bel exemple du Courage du Dévouement, acceptez nos larmes, nos vœux les plus ardents pour que la Paix vous soit enfin rendue (à nous aussi car nous n'avons plus de joie). Nous souffrons avec vous, mais, avec vous, nous espérons. C. Pathin-Labarre J. Pathin Labarre G. Pathin Labarre Notre domestique, une brave Limousine qui a versé des larmes avec nous et qui dans sa sincère croyance, a été à la messe et a fait briller des cierges dans l'espérance d'être exaucée, me demande la permission de joindre son nom aux nôtres. J'espère Madame, que cela ne vous offensera pas tout ce qui est vrai, n'importe dans quelle classe, est précieux et je vous respecte trop pour douter de vos sentiments à cet égard. Marie Magaut domestique Mots-clés Affaire Dreyfus, Procès, Opinion publique, Sympathie, Justice, Vérité, Innocence, Dreyfusard, Soutien Dreyfus Lucie Dreyfus Alfred Dreyfus (enfants) Type de document Collections muséales

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