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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo143987 Lettre Flora

Lettre

Marque du Domaine Public Lettre Numéro d'inventaire : 978.0023.855 Création Anspach (19e siècle - ) (Auteur) ; 12 septembre 1899 ; Baconfoy château de Sainte-Ode. Description Formule d'appel : "Madame", L'auteur, un(e) Belge, exprime à Lucie Dreyfus son indignation suite au verdict du procès de Rennes. La douleur pour les Dreyfus doit être terrible, en particulier pour le Capitaine Dreyfus. Mais sa blessure doit être patriotique car ni son honneur ni son innocence, reconnus, n'ont été atteints. L'auteur témoigne au couple Dreyfus de sa sympathie et lui exprime toute son admiration. Utilisations Dreyfus Lucie (utilisateur) Rennes Correspondance Matière(s) et technique(s) Papier vergé filigrané (Manuscrit, Procédé photomécanique) Dimensions hauteur 17,8 (dépliée) cmhauteur 17,8 cm, largeur 22,5 (dépliée) cmlargeur 11,2 cm Inscriptions Château de Ste Ode Bacoufoy, 12 septembre 1899 Madame, Permettez-moi de vous exprimer la stupeur et l’indignation que j’éprouve, avec tous mes compatriotes, à la suite du crime monstrueux que vient de commettre le conseil de guerre de Rennes. Tous, nous prenons la part la plus vive au malheur qui vous frappe : nous en sommes obsédés et nos nuits en sont hantées. Mais nous nous imaginons que votre douleur, et celle de cet homme admirable qui n’est plus accessible à la souffrance physique, est principalement, et presque exclusivement, une douleur patriotique. Il ne s’agit presque plus de lui en effet il ne s’agit plus de son honneur à lui rendre, puisque son honneur lui a été rendu par le monde entier, puisque le monde entier, à commencer par les misérables qui ont réclamé sa condamnation et par les lâches qui l’ont prononcée, est convaincu de son innocence. Il n’est pas un officier dans toute l’armée française, il n’est pas un homme dans le monde, dont l’honorabilité soit aussi péremptoirement établie, aussi universellement connue, que ne l’est celle du Capitaine Dreyfus. S’agit-il encore de son honneur à lui rendre lorsque jamais jugement ne fut flétri à l’égal de celui qui vient d’être prononcé ? Et qui oserait prétendre que les chrétiens livrés aux bêtes par les Césars, que les condamnés de l’Inquisition et ceux de la Terreur, eussent été déshonorés par les crimes de leurs bourreaux ? Veuillez agréer, Madame, pour vous et pour le Capitaine Dreyfus, l’expression de ma douloureuse sympathie et de ma profonde admiration. Anspach Mots-clés Affaire Dreyfus, Soutien, Procès, Opinion publique, Conseil de guerre, Innocence, Sympathie, Réaction, Dreyfusard Type de document Collections muséales

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