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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo144182 Lettre, Carte de visite Flora

Lettre, Carte de visite

Marque du Domaine Public Lettre Carte de visite Numéro d'inventaire : 978.0023.976 Création Ardin Louise (19e siècle - ) (Auteur) ; 1er janvier 1900 ; Paris 47 rue de Trévise. Ardin Alfred (19e siècle - ) (Auteur) ; 1er janvier 1900 ; Paris. Description Formule d'appel : "Monsieur", L'auteur, une Parisienne, qui a déjà écrit à Lucie Dreyfus, souhaite ses meilleurs voeux pour la nouvelle année. Son mari et ses trois fils se joignent à elle. Elle lui confie qu'ils ont partagé les joies comme les souffrances des Dreyfus. Pensée pour Lucie Dreyfus qui a fait preuve d'un courage exceptionnel forçant l'admiration de tous. Utilisations Dreyfus Alfred (utilisateur) Rennes Correspondance Dreyfus Lucie (utilisateur) Carpentras Correspondance Matière(s) et technique(s) Papier cartonné (Manuscrit, Procédé photomécanique) Dimensions hauteur 18 (lettre) cm, hauteur 5,7 (carte) cm, largeur 11,4 (lettre) cm, largeur 9,7 (carte) cm Inscriptions Paris, 47 rue de Trévise, 1er janvier 1900 Monsieur, Je ne puis laisser passer ce jour sans vous adresser des vœux ardents pour la réalisation du bonheur prochain, je l’espére, ce qui ne saurait exister pour vous, sans le triomphe de la justice. On vous a certainement tout dit, Monsieur, car, heureusement, il y a beaucoup de gens de cœur, vous en avez eu des preuves éclatantes, qui vous ont exprimé en si belles phrases l’intérêt qu’ils prenaient à votre cause que je ne saurais qu'y ajouter mais, j’ai besoin de vous dire, maintenant que je vous sens au milieu des vôtres l’affreux désespoir ou nous plongeait l’horrible fatalité qui s’est attachée à votre chère et si sublime personne. Il n’y avait plus pour nous, ni joies, ni chagrins personnels, il n’y avait plus que vous, que vos affreux malheurs qui plongeaient notre famille dans la plus cruelle affliction. A chaque repas nos yeux se remplissaient de larmes sans que nous ayons à en donner l’explication. Après de bien cruelles luttes nous avons eu le bonheur de voir venir à nous un très grand nombre d’amis, parmi ceux-là des humbles et qui se sont révélés gens de cœur et d’énergie. J’ai envoyé à Madame Dreyfus une lettre bien touchante d’un ouvrier, lorsque j’ai eu le bonheur, après bien des difficultés, de faire faire des conférences à Suresnes. Après avoir été hostile toute la population (à l’exception de quelques infames nationalités) nous avait suivis. Nous n’avons pas désarmé du reste, nous regrettons seulement les obstacles qui s’opposent à ce que vous obteniez rapidement pleine et entière justice. Je vous envoie, Monsieur, ainsi qu’à Madame Dreyfus dont l’héroïque conduite a été pour tous même les plus aveugles l’objet d’une profonde admiration, l’expression de mes sentiments de bien vive sympathie. Monsieur Ardin et nos trois fils se joignent à moi. Votre très dévouée, Louise Ardin Alfred Ardin, sous-chef du Service de l’escompte, Banque de France Souhaits & vœux bien sincères 47 rue de Trévise Mots-clés Affaire Dreyfus, Soutien, Voeux, Justice, Opinion publique, Dreyfusard Type de document Collections muséales

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