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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo156250 Lettre et enveloppe Flora

Lettre et enveloppe

Marque du Domaine Public Lettre et enveloppe Numéro d'inventaire : 978.0023.3315 Création Aubry J. (Auteur) ; 31 mars 1903 ; Lausanne ; Ecrit de l'Hôtel Beau-Site à Lausanne.. Description En-tête : "Mon Cher Capitaine", L'auteur, J. Aubry, assure à Alfred Dreyfus ne pas connaître personnellement le Colonel Jouaust, dont les propos ont peut-être été mal répétés. Ce dont Aubry ait sûr, c'est que le colonel Jouaust a affirmé à sa femme qu'il rassemblait ses mémoires pour qu'on sache comment les choses s'étaient passées. J. Aubry ajoute qu'il attend avec impatience le discours de Jaurès à la tribune. Utilisations Dreyfus Alfred (utilisateur) Paris 101 boulevard Malesherbes Correspondance Mars 1903 Matière(s) et technique(s) Papier vergé filigrané (Manuscrit) Dimensions hauteur 17,9 cmhauteur 17,9 (plié) cmhauteur 9,6 (enveloppe) cm, largeur 22,9 cmlargeur 11,5 (plié) cmlargeur 12 (enveloppe) cm Inscriptions Français Lausanne, 31 mars 1903 Hôtel Beau-Site Mon cher Capitaine Je n’ai jamais eu aucun contact avec le Colonel Jouault qui ne me connait peut-être même pas de nom. Quant au propos en question, il ne me paraît pas du tout ceratin qu’il ait été tenu par le colonel dans ces termes précis. Voici ce que je me rappelle à cet égard. Il s’agit d’une conversation entre le colonel et sa femme, à laquelle, m’a-t-on affirmé, il n’a jamais fait la moindre confidence sur l’affaire. La personne qui m’a parlé de cette conversation m’en a parlé deux fois, mais en des termes un peu vagues. C’est même, je crois, pour obtenir une précision plus grande que je l’ai amenée à en parler une seconde fois. Ce que j’ai retenu, c’est que le colonel aurait dit à sa femme qu’il rassemblait des papiers et rédigeait des mémoires, afin que l’on sut plus tard comment les choses se sont passées. Aurait-il employé cette formule beaucoup plus frappante : on aura la vérité plus tard - ? Il est possible que cette phrase m’ait été rapportée et que je l’aie redite telle quelle à mon tour, mais je n’en ai plus le souvenir. Je ne crois donc pas que vous puissiez faire état de cette phrase. Il est possible qu’elle ait été [?] telle quelle, mais comme elle a passé ensuite par trois bouches, en comptant la mienne, elle a pu subir quelque altération en route. Il ne faut pas perdre de vue, à ce propos, que Madame Jouault passé pour une personne peu intelligente et qu’elle a très bien pu ne pas comprendre les rares paroles que son mari a pu comme par mégarde, laisser tomber devant elle. Vous savez, mon cher capitaine, que je ne serais pas homme à reculer devant une responsabilité, si l’intérêt de notre cause m’imposait celle-ci. Mais vous estimerez comme moi que ce n’est pas ici le cas. J’attends avec impatience l’intervention promise de Jaurès à la Tribune. Elle marquera, j’en suis certain, un nouveau pas en avant. Son annonce seule a déjà, ce me semble, un peu changé l’atmosphère. Ma santé a été dans un état bien critique dont il semble que je commence à sortir, grâce à un traitement nouveau. Ma maladie, une artérite muco-membraneuse (?) est d’autant plus [?] qu’elle a été très longtemps méconnue. Je vous pris, mon cher Capitaine, de présenter mes respectueux hommages à Madame Dreyfus et d’agréer l’expression de mes sentiments cordialement dévoués. J. Aubry (?) Je n’ai eu votre lettre que cett ce matin, à cause des détours qu’elle a dû faire pour me trouver. Je compte rester encore ici une dizaine de jours. Mots-clés Affaire Dreyfus, Intellectuel, Soutien, Correspondance, Vérité Dreyfus Alfred Jouaust Albert Jaurès Jean Type de document Collections muséales

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