Bienvenue sur le portail documentaire du musée de Bretagne et de l'écomusée du pays de Rennes : accédez à plus de 205 000 oeuvres et documents.

Accueil > Notice complète
4 / 39
Résultat précédent Résultat suivant
Image en cours de chargement
loading
http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo159730 Lettre Flora

Lettre

Marque du Domaine Public Lettre Numéro d'inventaire : 978.0023.3898 Création Naville Hélène (Auteur) ; 21 mai 1898 ; Paris. Description En-tête : "Chère Madame et chère amie", L'auteur, Hélène Naville, apprend à Lucie Dreyfus que, la veille au soir, le colonel Picquart dînait chez eux. Il leur a confié ses propres opinions au sujet de la révision. D'après lui, les Dreyfus pourraient obtenir la révision du procès de 1894. De plus, selon lui, Alfred Dreyfus éviterait une deuxième condamnation. Yves Guyot, quant à lui, pense que le prochain ministère ne pourra refuser la révision. Alfred Dreyfus fait l'admiration de tous. L'auteur aimerait aider Lucie Dreyfus à supporter sa tristesse et lui promet de lui rendre visite. En post-scriptum, elle estime que Pellieux a été maladroit dans l'affaire des photographies de Picquart. Elle précise que l'instruction de Bertulus fonctionne. Utilisations Dreyfus Lucie (utilisateur) Correspondance Mai 1898 Matière(s) et technique(s) Papier filigrane (Manuscrit, Procédé photomécanique) Dimensions hauteur 17,8 cm, largeur 11,4 cm Inscriptions MONOGRAMME : HN Samedi 21 Mai 1898 Chère Madame et chère amie, Nous avons eu, comme vous le savez, le Colonel Picquart à diner. Nous n'avons parlé que de vous, de votre mari, de nos espérances. Le Colonel m'a chargée de vous dire qu'en cas de révision, même à huis clos, Monsieur Dreyfus ne courrait pas le moindre danger d'être condamné une seconde fois. A mes questions réitérées, le Colonel a affirmé que vous obtiendrez certainement la révision de l'abominable procès de 1894 et peut-être même l'annulation du jugement, ce qui vaudrait encore mieux. Quant à fixer une date, ce n'est humainement pas possible. Monsieur Yves Guyot est persuadé que le ministère qui succèdera au ministère Méline sera obligé de faire la révision, parce qu'il n'est pas possible à un gouvernement, je cite ses propres paroles, de traîner plus longtemps un pareil boulet. Quant à la question du secret auquel est obligé le Colonel, il n'en sera délié que devant le conseil de révision. Ce qu'il ne m'est pas possible de répéter, Madame, c'est l'admiration de chacun pour le caractère et la conduite de votre mari si éprouvée que vous soyez n'y a-t-il pas dans ces témoignages ardents de sympathie quelque chose qui réchauffe un peu votre cœur endolori ? Je vous ai vue si triste, si accablée que je voudrais de toute mon âme apporter quelque adoucissement à vos souffrances. Espérez pour l'amour de celui que vous aimez tant ceux qui combattent pour lui sont plus décidés à la lutte que jamais, ils vous le rendront. Il m'est impossible de passer chez vous aujourd'hui si vous partez lundi pour Chatou, j'irai vous y voir toutes les fois que cela vous fera plaisir. Je vous aime plus que je ne sais ou n'ose vous le dire. Croyez à mon profond dévouement et à mon immense affection. J'embrasse vos charmants enfants. Hélène Naville Le général de Pellieux s'est compromis dans l'affaire des photographies du colonel P. L'instruction Bertulus marche. Si elle n'aboutit pas pour l'instant, c'est à cause de la gravité des conséquences qu'elle aura il importe qu'on ne la retire pas à M. Bertulus pour la donner à quelqu'un de plus souple, de là sa prudence. Mots-clés Affaire Dreyfus, Intellectuel, Colonel, Procès Type de document Collections muséales

Dépôt de commentaire via votre espace personnel :  Connexion
Dépôt de commentaire sans connexion à l'espace personnel :


Il n'y a pas de commentaire pour cette notice.