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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo159774 Lettre et carte de visite Flora

Lettre et carte de visite

Marque du Domaine Public Lettre et carte de visite Numéro d'inventaire : 978.0023.3902 Création Naville Hélène (Auteur) ; 10 septembre 1898 ; Vernier. Description En-tête : "Ma chère amie", L'auteur, Hélène Naville, remercie Lucie Dreyfus de sa lettre. Selon elle, la révision "est inévitable". Elle souhaiterait qu'Alfred Dreyfus sache qu'il touche enfin à la fin de son martyre. Elle adresse à Lucie Dreyfus une carte d'une de ses amies alsaciennes dont le mari, un officier dans l'armée, était convaincu de l'innocence d'Alfred Dreyfus avant l'arrestation d'Henry. Elle embrasse les petits Dreyfus. Post-scriptum dans lequel elle évoque son beau-frère Emile de Morsier. Utilisations Dreyfus Lucie (utilisateur) Correspondance Septembre 1898 Matière(s) et technique(s) Papier, Papier cartonné (Manuscrit, Procédé photomécanique) Dimensions hauteur 17,8 cmhauteur 6,1 (carte de visite) cm, largeur 11,4 cmlargeur 10 (carte de visite) cm Mots-clés Affaire Dreyfus, Sympathie, Intellectuel, Opinion publique Inscriptions 978.0023.3902.1 MONOGRAMME : HN Vernier 10 septembre 98 Ma chérie amie Combien je vous remercie de votre lettre et combien je suis touchée que vous ayez trouvé le temps de m'écrire ! Je comprends toutes les émotions par lesquelles vous passez, allant des excès de joies aux pires appréhensions je vous assure que je suis en souci de vous, me demandant comment vous irez jusqu'au bout ? Cependant, chère amie, ne pouvez-vous pas vous rassurer ? Si déloyaux que soient vos adversaires, leurs manœuvres sont percées à jour et toutes les précautions seront prises contre eux. La révision est inévitable, elle ne se pourra faire qu'en pleine lumière. Il faut donc non seulement espérer, mais être sûre de triompher. Dans quelques mois, quelques semaines peut-être, votre mari vous sera rendu, et c'est votre tendresse infinie qui réparera le mal qui a été fait. Elle seule pourra le compenser. Vous devinez avec quelle impatience nous attendons les nouvelles, j'ajoute que nous les attendons avec sécurité. Il nous tarde seulement que votre mari sache qu'il touche au terme de son martyre. Puisse l'annonce de ce bonheur immense le trouver aussi ferme qu'il s'est montré dans le malheur. Je vous communique une carte d'une de mes amies alsaciennes, dont le frère, officier dans l'armée, était pour vous avant l'arrestation d'Henry. Je vous envoie aussi des cartes postales qui vous amuseront. Toutes mes pensées sont avec vous et les vôtres. Je vous embrasse tendrement ainsi que vos chers enfants. A vous de tout cœur Helène Naville Mon mari sera à Paris le 20. Mon beau-frère de Morsier vient de perdre sa mère assez subitement. Il était à Bergerac et n'a pu arriver à temps pour la revoir, ce qui est bien triste. 978.0023.3902.2 L'huitera à Cannes Villa Jeanne Croizette l'été Guiguies Vaud (???) CARTE DE VISITE Madame Chr. Dieterlen Suzanne Thierry née à Mulhouse 1858 a la Foudrie(?) — ayant souffert tout comme votre pauvre ami — pendant l'invasion, et pour l'exil— est de cœur avec vous dans vos inexplicables épreuves, ainsi que la majorité des siens ! Nos enfants* liront avec intérêt le petit livre de Villemar, où je retrouve l'âme d'une amie chérie (qui est la vôtre je sais, depuis vos douleurs, et cette amitié est encore un bien de plus entre nous.) Courage, Dieu ne vous délaissera pas. Il sera avec lui jusqu'au bout. DANS LA MARGE : *qui s'informent souvent des vôtres ? Mots-clés Affaire Dreyfus, Sympathie, Intellectuel, Opinion publique Type de document Collections muséales

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