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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo160316 Lettre et enveloppe Flora

Lettre et enveloppe

Marque du Domaine Public Lettre et enveloppe Numéro d'inventaire : 978.0023.3965 Création Psichari Noémi (Auteur) ; 7 octobre 1898 ; Paris. Description Formule d'appel : "Chère Madame", L'auteur, Noémie Psichari, témoigne de sa sympathie à Lucie Dreyfus. Elle avoue qu'elle a de plus en plus d'espoir de voir la vérité triompher. La Cour de cassation semble aller dans ce sens. Il semble que l'opinion française se mobilise davantage en faveur de Dreyfus. Cependant, l'emprisonnement de Picquart les a profondément bouleversé. Utilisations Dreyfus Lucie (utilisateur) Chatou 3 ter Avenue de Brimont Correspondance Octobre 1898 Matière(s) et technique(s) Papier (Manuscrit) Dimensions hauteur 17,9 cmhauteur 9,5 (enveloppe) cm, largeur 11,6 cmlargeur 12,1 (enveloppe) cm Inscriptions Paris, 7 octobre 1898 Rue Claude Bernard. 77 Chère Madame, Je pense que vous êtes encore à la campagne, et c'est là que je veux vous envoyer l'expression de notre constante sympathie au milieu des émotions chaque jour renouvelées que vous traversez. Nous pensons bien à vous dans toutes ces alternatives si douloureuses pour vous, mais qui heureusement vont aboutir à une bonne solution. Il nous semble, chère Madame, qu'un immense espoir doit cependant rafaraîchir votre cœur qui a tant souffert — et l'œuvre de ces derniers jours à la Cour de Cassation donne vraiment une base solide à nos espérances. La vérité a fait un chemin énorme dans l'opinion de toutes les classes nous en avons été frappés à notre retour à Paris et bientôt l'indignation contre contre ceux qui ont trompé ce malheureux pays sera universelle. Je connais trop votre cœur, Madame, pour ne pas comprendre comme vous avez dû être douloureusement frappée par l'emprisonnement du colonel nous en avons été littéralement malades, mon mari et moi, car c'est vraiment un comble d'infamie. Mais là aussi les honnêtes gens et les amis de ce héro auront la victoire et sont bien décidés à ne pas l'abandonner à ses ennemis. Ce qui nous suffoque c'est la hardiesse de ces gens qui osent parler et agir de la sorte alors qu'ils sont connaisseurs(?) des plus abominables crimes. Mais ils n'ont plus le pays avec eux et toute l'honnêteté française se soulève enfin. Nous faisons des vœux bien ardents, Madame, pour que vous ayez bientôt la consolation d'apprendre à votre mari la fin prochaine d'un martyre dont les [?] ne se consoleront jamais. Il nous semble que ce serait simplement humain, mais nos gouvernants nous ont appris à ne plus compter sur les sentiments les plus élémentaires. Nous espérons aussi que vos derniers courriers ont été meilleurs. Je sais, chère Madame, combien vous êtes occupée, je ne vous demande donc pas de me répondre dans un moment si angoissant. Mon désir est seulement de vous dire notre constante pensée qui est celle de tous les esprits honnnêtes et patriotes, doublé, permettez moi de l'ajouter, d'une vive sympathie pour votre caractère. Veuillez me rappeler au souvenir de vos parents et embrasser pour moi vos enfants qui sont rétablis, je l'espère. Mon mari vous envoie ses hommages et j'y joins l'assurance de mes sentiments affectueux. Noémi Psichari Mots-clés Affaire Dreyfus, Cour de cassation, Vérité, Opinion publique, Soutien Type de document Collections muséales

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