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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo219138 Veste Flora

Veste

Licence CC0 Veste Numéro d'inventaire : 2001.0044.1 Description Veste composée d'une peau de chèvre pourvue dans la partie supérieure de deux rabats de velours côtelé marron, et doublé de toile de coton bleu. Une poche intérieure côté coeur et deux boutons de bois sur le rabat opposé. Utilisations Côtes-d'Armor Vestimentaire Fin 19e siècle - Début 20e siècle Matière(s) et technique(s) Cuir, Bois (Velours) Dimensions hauteur 85 cm, largeur 80 (aux épaules) cmlargeur 61 (en bas) cm Mots-clés Chèvre, Vêtement de travail, Berger, Peau, Costume de Haute-Bretagne Contextualisation Tant que les chevaux ont été utilisés dans les exploitations, soit jusqu'à la fin des années 1950, on a pu voir des agriculteurs aller chercher des fagots d'ajonc frais. Pour ces travaux à l'extérieur on portait une peau de chèvre sur le dos. C'était une protection idéale, non seulement pour la pluie mais aussi pour rentrer à reculons dans des buissons d'ajoncs ou porter une charge épineuse sur le dos. C'est une picèe commune mais méconnue du costume traditionnel. L'écomusée de la Bintinais à Rennes en possède une en bon état collectée à Plufur et on connaît quelques cartes postales, une aquarelle de Lalaisse réalisée à Antrain en 1844 (ainsi qu'une gravure d'après Lalaisse). Un manteau avec gilet réalisé par Robert Jaouen de Botsorhel est conservé au Musée du loup (Le Cloître-Saint-Thégonnec, 29). Quelques tailleurs avaient fait une spécialité de ce type de manteau et Robert Jaouen (né en 1924), fils et petit-fils de tailleur, dont l'atelier familial était à Botsorhel, dans le Trégor finistérien, en a fabriqué, comme son père et son grand-père, jusqu'en 1970. Après la guerre, il avait pris l'habitude d'acheter une centaine de peaux de chèvre tous les deux ans à Montpellier car il n'était plus possible deouis longtemps de s'approvisionner en Bretagne sur la base des peaux de chèvre des fossés collectées par des chiffonniers. Il fallait une grande peau entière et le tiers à la moitié d'une petite pour faire un manteau. Parmi les peaux de chèvre, il y avait quelques peaux de bouc qui avaient le défaut de garder une odeur forte et même d'effrayer les chevaux mais qui étaient beaucoup plus résistantes. Il existait deux modèles : l'un dit "mod kernog" qui se vendait surtout aux habitants de la montagne qui était tout en peau et fermait avec une languette et un bouton et l'autre, dit "ar c'hroc'henngarv", plus élaboré, qui était agrémenté d'un gilet en velours à trois boutons sur l'avant (en français c'était des "peaux de bique"). Le velours pouvait être remplacé par un tissu de même aspect mais moins sensible à l'humidité et moins cher. Dans les deux cas, il y avait une "poche secrète" en tissu cousue à l'intérieur et, chez les bons artisans, une large pièce de toile, cousue à l'intérieur, et qui venait sur les épaules (elle évitait que le col baille). Robert Jaouen ajoutait une bande de cuir au niveau du cou et reconnaissait son travail à ce détail. Il utilisait du fil de coton pour coudre de la toile sur le cuir mais il fallait du lin pour assembler cuir sur cuir. Il n'était pas facile de faire passer le fil et Henri Jaouen (1900-1970) avait même un certain temps utilisé une méchante aiguille triangulaire qui coupait les doigts. C'était un vêtement lourd et plutôt réservé aux hommes. Les peaux à poils courts étaient appréciées de certains car elles séchaient plus vite mais en règle générale, on préférait les poils longs qui descendaient de 20 à 30 cm plus bas que la peau. Comme les manches étaient courtes, les poils couvraient les bras presque jusqu'au poignet. Les poils protégeaient la peau de l'humidité qui la faisait pourrir. C'est d'ailleurs souvent à l'épaule, là où frottait le manche de la fourche que l'usure se manifestait le plus vite. La vente se faisait à l'atelier car le tailleur n'allait pas au marché mais il y avait des dépôts dans un grand nombre de forges car, pendant qu'on ferrait leur cheval, les agriculteurs avaient le temps d'essayer les différentes tailles en buvant un coup. François de Beaulieu. Veste de travail (peau de bouc) Cette veste, appelée sayon, correspond à un vêtement de travail courant, en Ille-et-Vilaine et en Bretagne, porté par les journaliers, les domestiques, et les petites gens des campagnes jusqu'au début du 20° siècle. Réalisée dans une peau de bouc à poils longs, son intérêt réside dans l'imperméabilité et la résistance aux épineux pour ceux qui entretenaient les haies et fauchaient les talus. L'animal utilisé ici appartient à la population caprine bretonne appelée chèvre "des Fossés". L'entretien et la valorisation des terrains communs des bords de routes et de chemins, expliquent l'appellation de la race, dite aussi "chèvre des Talus" ou "chèvre du pauvre". La chèvre des Fossés est par ailleurs l'une des rares races françaises dotées d'aussi longs poils. L'Ecomusée du pays de Rennes assure la conservation de cette race de l'ouest menacée de disparition. Chaudière, Marie-Claude (dir.) Races domestiques de l'Ouest : le cheptel de l'Ecomusée Rennes : Ecomusée du Pays de Rennes - Service éducatif, 2006, p. 27. Mots-clés Chèvre, Vêtement de travail, Berger, Peau, Costume de Haute-Bretagne Type de document Collections muséales Bibliographie Reproduction : 1 - Monographie - L'écomusée du pays de Rennes (P. 74)

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