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Les événements clés

Entre 1894 et 1906, l’Affaire Dreyfus est un véritable périple judiciaire qui connaît de nombreux rebondissements. Elle passe de l’ombre à la lumière mais finit toujours pas revenir sur le devant de la scène.

Vivez les événements-clés de l’Affaire, à partir des collections du musée de Bretagne.



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Nuit

L'Affaire Dreyfus (1894-1906)

Jeunesse : l'âge du possible

LE DECLENCHEMENT : LE BORDEREAU
Document comparant l'écriture du bordereau avec celles de Dreyfus et Esterhazy
En septembre 1894, le Service de Renseignements apprend qu’un bordereau contenant des informations sur l’artillerie française a été trouvé dans une poubelle de l’Ambassade d’Allemagne. L’auteur est recherché : Dreyfus, artilleur juif, est suspecté et convoqué par le commandant du Paty de Clam qui compare les écritures et les pense identiques. Dreyfus est immédiatement arrêté pour espionnage. Plus tard, on apprendra que l’auteur est le commandant Esterhazy, dont l’écriture est visible sur la droite du document.
Feuille volante, L'Affaire Dreyfus le bordereau
LA CONDAMNATION
La dégradation du capitaine Dreyfus
À la fin de l’année 1894, le procès d’Alfred Dreyfus a lieu à huis clos devant le Conseil de guerre. Malgré les protestations de Dreyfus, le dossier secret, composé notamment des faux du commandant Henry, finit de convaincre les juges. Il est reconnu coupable à l’unanimité et est condamné à la dégradation militaire et à la déportation à vie. Cette coupure de presse de 1895, extraite du Journal illustré, montre une allégorie de la dégradation du capitaine Dreyfus. On arrache ses insignes et on brise son sabre, humiliation suprême pour un militaire. Il est ensuite emprisonné en Guyane, sur l’île du Diable.
Coupure de presse, La dégradation
LE PROCES DE RENNES
Audience du conseil de guerre de Rennes, Valerian Gribayedoff, 1899
Cinq ans après le procès de 1894, la révision est finalement obtenue : un second jugement a lieu à Rennes en 1899. Cette photographie, a très probablement été prise le premier jour du procès, et non lors du verdict, comme en témoigne Paléologue (Journal de l’Affaire Dreyfus, p. 264), à ce moment : « la chaise de l’accusé restée vide ; puisque selon la prescription du code militaire, il ne doit pas assister à la lecture du verdict. » Alfred Dreyfus debout, fait face aux juges, lors du verdict du 9 septembre 1899 Dreyfus est à nouveau reconnu coupable, mais avec des « circonstances atténuantes ». Il est condamné à dix ans de détention et dépose un pourvoi en révision. À bout de forces, il demande la grâce présidentielle qu’il obtient d’Émile Loubet, sans pour autant être innocenté.
Photographie, Audience du conseil de guerre de Rennes
LA REHABILITATION
Carte postale, "Après la remise des décorations"
Il faut attendre 1906 pour parler de réhabilitation pour Alfred Dreyfus. Le 12 juillet, la Cour de cassation annule le jugement de 1899 rendu à Rennes. Dreyfus réintègre l’armée au rang de chef d’escadron et reçoit la Légion d’honneur. Cette carte postale montre le commandant Dreyfus après sa remise de décorations, portant la Légion d’honneur, et s’entretenant avec le général Gillain et le commandant Targe. La scène se déroule à Paris, dans la cour de l’École militaire, là où Dreyfus avait subi la dégradation, onze années plus tôt.
Carte postale, La réhabilitation de Dreyfus