Bienvenue sur le portail documentaire du musée de Bretagne et de l'écomusée du pays de Rennes : accédez à plus de 205 000 oeuvres et documents.


Les Français et l'Affaire

Tout au long de l’Affaire Dreyfus, l’opinion publique est divisée, parfois même déchirée, entre dreyfusards et antidreyfusards. On va jusqu’à parler de « deux France ».

Les collections du musée de Bretagne vous dévoilent les différentes prises de position des Français face à l’Affaire.



Plus de collections sur les Français et l'Affaire

Nos parcours thématiques

Des collections à identifier

Nuit

L'Affaire Dreyfus (1894-1906)

Jeunesse : l'âge du possible

LES DREYFUSARDS
Épinglette politique à l’’effigie d'Alfred Dreyfus
Les dreyfusards soutiennent le capitaine. Convaincus de son innocence, ils veulent la révision de son procès et encouragent les démarches de sa famille. À travers Dreyfus, ce sont plus largement les droits de l’Homme et la vérité qui importent. Une véritable presse dreyfusarde apparaît, prenant clairement parti pour Alfred Dreyfus. Cette épinglette politique à l’effigie du capitaine Dreyfus était portée par les dreyfusards sur leur veste, en signe de soutien.
Epinglette politique, Portrait d'Alfred Dreyfus
LA PRISE DE POSITION DE ZOLA : L'AFFAIRE DANS L'AFFAIRE
Médaillon « J’accuse » avec portrait d’Émile Zola
Le 13 janvier 1898, dans le quotidien L'Aurore, Émile Zola, grand nom de la littérature de l’époque, publie sa célèbre lettre au président Félix Faure « J'Accuse…! ». Jules Guesde dira de Zola qu’il a commis « le plus grand acte révolutionnaire du siècle ». L’écrivain est alors condamné pour diffamation, fait appel et part en Angleterre pour éviter la prison. Cette « affaire dans l’Affaire » permet de parler à nouveau du sort de Dreyfus. À partir de ce procès, « la Vérité est en marche ». Ce médaillon-souvenir porte l’inscription « J’accuse », en référence à l’article, et contient le portrait d’Émile Zola.
Médaillon, Portrait d'Emile Zola
LES ANTIDREYFUSARDS
Assiette antidreyfusarde
Les antidreyfusards sont largement majoritaires au moment de la condamnation de Dreyfus. Ils déversent une haine antisémite et nationaliste dès le début de l’Affaire, principalement à travers les journaux et les caricatures qu’ils diffusent. Mais si les objets associés à l’Affaire Dreyfus sont rares, à l’inverse des documents écrits ou graphiques, ils n’en sont pas moins porteurs de sens. Cette assiette de la faïencerie quimpéroise HB affiche clairement une position antidreyfusarde, en présentant Émile Zola dans un cercueil à destination d’un dépotoir, sous les yeux de son avocat Maître Labori.
Assiette
LA MONTÉE DE L'ANTISÉMITISME
Canne à pommeau sculpté antisémite
Au cours de l'Affaire, on assiste à une explosion de l'antisémitisme. Cette canne de marche au pommeau sculpté à l’effigie d’un militaire israélite est représentative de l'antisémitisme qui sévit alors. Jusque dans les objets décoratifs, on représente « le juif » avec des attributs racistes, comme ici un nez proéminent. Les peot (mèches de cheveux) et l'étoile de David renvoient, quant à elles, à la culture juive. Cette canne apparaît comme l'instrument d'une critique de la présence de juifs dans l'armée française, encore très contestée à l'époque.
Canne