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Phares et feux de Bretagne

La Bretagne, terre d’élection des phares devenus véritable emblème régional, concentre sur son littoral près d’un quart des édifices hexagonaux. Ces sentinelles des côtes aux noms chargés d’histoire, Ar-Men, Le Creac’h, Le Stiff, La Jument, Les Pierres-Noires, Pointe Saint-Mathieu, Eckmühl..., espoir des marins du monde entier, constituent aujourd’hui des lieux touristiques attirant chaque année de plus en plus de visiteurs. Les collections photographiques du musée de Bretagne permettent de présenter ici ces ouvrages d’art, qu’ils soient phares, feux ou fanaux, authentiques prouesses humaines et technologiques constituant un trésor du patrimoine breton. Clichés artistiques ou reportages de commande, l’architecture de signalisation maritime n’a cessé de représenter pour les photographes, amateurs comme professionnels, un sujet de prédilection.

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Phares et feux de Bretagne

Anne Robert-Catherine, femme photographe

Escalier intérieur du phare d’Eckmühl
Construite en pierre de Kersanton, exploitée près de Brest, la tour, fermée par une porte d’entrée en acajou d’Australie, renferme un escalier de 49 mètres de hauteur et 307 marches, aux parois recouvertes de plaques d’opaline, au plafond de marbre bleu, à la ferronnerie et aux serrureries en bronze. Sous la lanterne se déploie une salle d’honneur où trône une statue en bronze du maréchal Davout dont la fille finança la construction du phare par un legs.
Positif sur verre, La Bretagne
Île d’Ouessant phare du Créac’h
Tirage faisant partie d’un album de photographies. Phare le plus puissant d’Europe et le plus à l’Ouest du continent, il participe à la sécurisation du périlleux passage du Fromveur, point de rencontre des eaux de la Manche et de la mer d’Iroise. Une nouvelle optique, toujours en place aujourd’hui, fut présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1937 puis installée en 1939. Il pilote aujourd’hui quelques phares automatisés comme le Stiff, Nividic, les Pierres-Noires, la Jument, Kéréon.
Photographie, Le phare du Créac'h
Île d’Ouessant phare du Stiff
Tirage faisant partie du même album de photographies que celui du Créac’h. Édifié au Nord-Est de l’île sur la pointe de Bac’haol, le plus ancien phare de Bretagne comporte deux tours : une principale portant la lanterne ; une secondaire renfermant l’escalier. En 1880, de nouveaux bâtiments furent construits pour loger les gardiens et abriter les locaux techniques. Une légende manuscrite indique que la prise de vue a été réalisée en 1902 lors du premier essai de liaison TSF avec Brest par le lieutenant Camille Tissot.
Photographie, Le Stiff
Île de Bréhat phare des Héaux-de-Bréhat
Appartenant aux enfers des phares en mer, les Héaux-de-Bréhat dresse sa tour sur les récifs des Épées de Tréguier, au Nord-Ouest de Bréhat, découverts uniquement à marée basse. C’est le premier ouvrage important de Léonce Reynaud. Le chantier, d’une durée de cinq ans, se révéla extrêmement pénible et dangereux : deux ouvriers périrent et deux entrepreneurs abandonnèrent. En août 1944, les Allemands dynamitèrent le sommet de la tour qui sera reconstruit après la guerre.
Photographie, Phare des Heaux-de-Bréhat
Brest phare du Portzic
Perspective panoramique exceptionnelle pour cette vue aérienne de l’entrée du goulet de Brest où le phare, telle une sentinelle, dresse sa tour octogonale sur la pointe de Portzic. Situé en zone militaire, l’édifice assure la sécurité du trafic maritime dans la rade de Brest et l’accès à la Rade-Abri, dont on aperçoit, à l’arrière-plan, la base sous-marine et les navires au mouillage, protégés par les immenses jetées ouest et sud. Au fond, la ville de Brest.
Photographie, Sainte-Anne du Portzic
Plouguerneau phare de l’île Vierge
Ancien et nouveau phare dressent leurs tours à l’Est de l’île, marquant ainsi l’entrée de l’Aber-Wrac’h. Le premier édifice, à droite, fut construit en 1845 puis servit de logement aux gardiens du phare moderne dont on distingue ici très bien la lanterne abritant l’optique sur sa base tournante. Sa hauteur en fait le plus haut d’Europe (397 marches) et le plus haut du monde bâti en pierres de taille, en l’occurrence celle de Kersanton extraite près de Brest.
Négatif sur film, Ile Vierge phare
Plogoff Feu de la falaise du Raz
Publiée dans Les Travaux Publics de la France sous la direction de Léonce Reynaud, responsable du Service des Phares et Balises entre 1846 et 1877. Établie au Nord-Ouest de la Pointe du Raz dans un paysage lunaire, la tourelle de plaques de tôles rivetées permettait aux marins de tracer leur route en fixant un alignement avec l’îlot de la Vieille.
Photographie, Plogoff pointe du Raz feu de la falaise
Penmarc’h l’ancien phare
Publiée dans Les Travaux Publics de la France sous la direction de Léonce Reynaud, responsable du Service des Phares et Balises entre 1846 et 1877. Le premier phare de Penmarc’h se dresse aux côtés de l’ancienne tour Saint-Pierre, au sommet de laquelle brûlait un feu depuis le 15e siècle, et à qui il a succédé. L’édifice est identique, dans sa conception, à celui de l’île de Batz.
Photographie, Phare de Penmarch
Le Conquet phare de Kermorvan
Publiée dans Les Travaux Publics de la France sous la direction de Léonce Reynaud, responsable du Service des Phares et Balises entre 1846 et 1877. Situé, avec son fortin, à l’Ouest de l’entrée du port du Conquet, l’édifice est ainsi le phare à terre le plus occidental de France.
Photographie, Le Conquet phare de Kermorvan
Île de Sein phare de Men-Brial
Marquant l’entrée du port de Sein, Ar Men Brial, la pierre bariolée en breton, fut construit à la suite de la destruction de l’amer présent depuis un siècle.
Photographie, Ile-de-Sein
Pointe du Raz phare de la Vieille
Bâti sur le rocher Gorlebella, le plus au large de la pointe du Raz que l’on distingue à l’arrière-plan, dans une des zones françaises de navigation les plus dangereuses appelé Ar Veret, le cimetière en breton. Face aux difficultés d’accostage, un pylône, la tour Temperley, équipé d’un mât de charge et d’un chariot de transbordement, fut établi au pied du phare en 1926, remplaçant ainsi le cartahu ; il sera emporté par la grande tempête de 2008.
Photographie, Pointe du Raz
Phare de l’île de Batz
Vue aérienne permettant d’apprécier le site du phare avec ses logements de gardiens et ses bâtiments techniques entourés de champs cultivés. À l’arrière-plan, au pied de la colline Creac’h Glidic, s’étendent le Bourg, Pors Kernog et Pors an Eog sur lesquels semble veiller l’édifice.
Photographie, Batz île de Batz le port de Ru
Bénodet feu de la Pyramide
Construit en 1848 sur la rive gauche de l’Odet, le phare de Bénodet tient son nom d’une ancienne pyramide de pierres marquant l’entrée de l’embouchure du fleuve. Très endommagé par les Allemands en août 1944, il fut reconstruit à l’identique en 1949. On distingue, sur la rive de l’Odet, le bac assurant la liaison avec Combrit-Sainte-Marine située de l’autre côté de la rivière.
Photographie, Bénodet
Île d’Ouessant
Au premier plan, le Nividic, construit en 1936, haut de 35,55 m, premier phare non habité et automatisé dès sa construction. À ses côtés, les deux pylônes ayant servi à l’électrification de l’édifice en supportant les câbles tirés depuis Ouessant et alimentés par le Créac’h. Pour accéder facilement au phare, un téléphérique fut mis en place parallèlement à la ligne électrique entre 1936 et 1939. À l’arrière plan, le Créac’h dresse sa célèbre tour rayée noire et blanche érigée à la pointe nord-ouest de l’île.
Photographie, Ile d'Ouessant
Penmarc’h les phares
Toute l’histoire du site de Penmarc’h se donne à voir sur cette vue aérienne. De gauche à droite se dressent les trois édifices construits au fil des siècles : "vieille tour" Saint-Pierre, premier phare et Eckmühl ; à leurs pieds ont été établis différents bâtiments annexes (lieu de stockage du charbon, centrale électrique, logements pour gardiens). À l’arrière-plan, Saint-Guénolé et au fond l’immense baie d’Audierne.
Photographie, Phare d'Eckmühl pointe de Penmarc'h
Entre Bréhat et Guernesey phare des Roches-Douvres
Construite à Paris, d’après les plans de Léonce Reynaud, pour l’Exposition Universelle de 1867, la tour fut démontée, transportée dans 1 300 caisses puis assemblée sur site ! D’un poids de 117 tonnes, elle était constituée de plaques de tôle rivetées sur une armature intérieure. Détruit en août 1944, sa reconstruction marque celle du dernier phare en mer édifié en France qui demeure, en Europe, le plus éloigné des côtes (40 km).
Négatif sur verre, Roches-Douvres phare métallique
Bateau-baliseur à l’approche du phare des Héaux-de-Bréhat
Ce tirage fait partie de ceux qui étaient exposés dans la vitrine du photographe Raphaël Binet installé avenue Janvier à Rennes et dont le musée de Bretagne possède près de 80 000 négatifs et tirages. Prise depuis la proue du "Augustin Fresnel", bateau-baliseur utilisé pour l’entretien des balises et des bouées maritimes, cette vue donne bien à voir l’isolement des grands phares en mer.
Photographie, Bretagne bateau baliseur
Perros-Guirec phare des Triagoz
Angle de prise de vue peu commun pour cette photographie au raz des flots, légèrement de guingois, prise depuis un petit bateau. On imagine l’organisation compliquée pour Raphaël Binet afin de transporter son encombrant matériel de photographie. Construit notamment en granit rose de Ploumanac’h, sur la roche de Guen-Bras (plateau des Triagoz), l’édifice à l’allure de donjon donne à voir sa cage d’escalier en saillie semi-circulaire sur le côté de la tour.
Photographie, Triagoz le phare
Plévenon phare du Cap Fréhel
Dressant sa tour entre la Côte de Penthièvre et la Côte d’Émeraude, il marquait le cap pour les nombreux navires revenant des mers australes ou de Terre-Neuve. Sur la droite s’élève la première tour édifiée en 1702 selon les mêmes plan que le Stiff à Ouessant. À son sommet brûlait un feu, longtemps à la charge de la ville de Saint-Malo grâce à une taxe prélevée sur chaque bateau franchissant le passage.
Photographie, Le Cap Fréhel le phare
Carantec phare de l’île Louët
Ce cliché est un des plus anciens figurant un phare dans les collections photographiques du musée de Bretagne. Publié dans l’Album de la Cie d’Orléans, il fut aussi édité dans l’ouvrage Les Travaux Publics de la France. Marquant l’entrée du chenal de la baie de Morlaix, le phare dispose, à proximité, d’un logement pour le gardien et sa famille. À l’arrière-plan, le château du Taureau où furent emprisonnés le procureur La Chalotais en 1765 ou le communard Louis Auguste Blanqui en 1871.
Photographie, Ile Louët et château du Taureau
Phare de l’île de Batz
Cette prise de vue est une des plus anciennes figurant un phare dans les collections photographiques du musée de Bretagne. Publiée dans l’Album de la Cie d’Orléans, elle permet de saisir le panorama de la partie ouest de l’île et de la colline Creac’h Glidic sur laquelle se dresse le phare de 210 marches. L’édifice fut électrifié lorsque l’électricité arriva sur l’île en 1937. À ses côtés, le moulin Neuf et celui de Pen ar Chastell.
Photographie, Ile-de-Batz vue générale
Plougonvelin phare de la pointe Saint-Mathieu
Tirée d’un album de photographies, cette vue est centrée sur le phare édifié à l’emplacement du chevet de l’église de l’abbaye bénédictine de Fines Terre dont on distingue les ruines à l’arrière-plan ; des matériaux de l’église ont été utilisés pour sa construction.
Photographie, Phare de Saint-Mathieu
Le Conquet phare des Pierres-Noires
La dangerosité du site choisi, au large de la pointe Saint-Mathieu, entraîna un chantier de cinq ans (1867-1872) très risqué pour les hommes. Image exceptionnelle donc que celle de ces ouvriers au travail élevant la tour grâce à des moyens rudimentaires de levage. Les mots de Jakez Riou, dernier gardien des Pierres-Noires, quittant son poste en 1992 lors de l’automatisation du phare, sont aussi beaux que désespérés : "C’est comme si on lui mettait un cœur artificiel".
Photographie, Le Conquet phare des Pierres Noires
Plouguerneau fanal de Lanvaon
Établie sur la colline de Lanvaon, au milieu des champs du Finistère nord, cette tour, qui n’a pas l’allure d’un phare, est bien un feu de signalisation maritime qui indique l’accès de l’Aber-Wrac’h ; feu que l’on distingue par l’unique ouverture de la façade ouest de l’édifice. D’abord mis en place en 1845 au sommet du clocher de l’église de Plouguerneau, et entretenu par son bedeau, il était souvent invisible du fait de sa position éloignée de la côte.
Photographie, Plouguerneau fanal de Lanvaon
Brignogan-Plages phare de Pontusval
Une certaine forme de romantisme entoure cette vue de la maison-phare de Pontusval sous la neige. Construit sur la pointe de Beg-Pol, l’édifice sert de relais de signalisation entre les phares de l’île Vierge et de l’île de Batz. Sa mise en place fut décidée à la suite de nombreux naufrages, pas moins d’une dizaine, survenus entre 1856 et 1865.
Photographie, Brignogan pointe de Pontusval
Île d’Ouessant phare du Créac’h
Vision contemporaine, romantique et esthétique du Créac’h enveloppé de cette brume si souvent présente à Ouessant. Des moutons, pas la race insulaire à laine noire, et une maison à l’architecture caractéristiquement très basse, donnent à cette prise de vue une image reflétant l’ambiance unique de l’île.
Photographie, Ile d'Ouessant