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Portée de l'Affaire

La portée de l’Affaire Dreyfus est immense, tant dans l’espace que dans le temps.

Entre 1894 et 1906, c’est le monde entier qui s’intéresse à l’Affaire. Encore aujourd’hui, elle trouve un écho dans la recherche de vérité et de justice.

La dimension internationale et intemporelle de l’Affaire est révélée grâce aux objets des collections du musée de Bretagne.



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Jeunesse : l'âge du possible

Anne Robert-Catherine, femme photographe

UN ÉCHO PLANÉTAIRE
Carte postale en provenance des États-Unis
Cette carte postale de 1899 en provenance des États-Unis est un témoignage de l’écho de l’Affaire Dreyfus dans le monde. Son auteur dit son intérêt pour l’Affaire et s’interroge quant à l’innocence du capitaine. Il explique qu’il n’a pas d’avis mais qu’il aimerait qu’il soit innocent, connaissant bien son neveu. En fait, c’est le monde entier qui regarde la France et qui s’intéresse au procès. C’est la naissance d’une opinion publique mondiale. Celle-ci est majoritairement dreyfusarde et des comités civiques de soutien se créent un peu partout.
Carte postale, Capitaine Alfred Dreyfus
LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LES DREYFUS
Lettre du Morning Herald à Lucie Dreyfus
Dans le monde entier, on se mobilise pour apporter son soutien à la famille Dreyfus, et plus particulièrement à Lucie, la femme du capitaine. Cette lettre de 1899 est un exemple parmi des milliers d’autres courriers, reçus par Lucie Dreyfus. Il s’agit d’un parchemin enluminé qui accompagnait une cassette à bijoux offerte par les lecteurs du Morning Herald, journal londonien. Dans la partie supérieure, six médaillons présentent les portraits des époux Dreyfus et de personnalités dreyfusardes : Auguste Scheurer-Kestner, le colonel Picquart, Émile Zola et Maître Labori.
Lettre
LA CONDAMNATION DE LA FRANCE
Dreyfus est jugé, la France condamnée
À l’annonce de la nouvelle condamnation de Dreyfus à Rennes en 1899, la réprobation est unanime. À l’étranger et plus particulièrement en Europe, on blâme le gouvernement, et plus globalement la France et les Français. Cette carte postale éditée à Berlin témoigne de la désapprobation internationale. Le général Mercier est représenté en train de bander les yeux de Marianne, dont la balance de Justice penche à cause du bordereau d’Esterhazy. La légende est claire : « L’État dans l’État, voilà le triste résultat ! Devant l’opinion du monde civilisé, Dreyfus est jugé, la France condamnée ».
Carte postale, Rennes l'Etat dans l'Etat voilà le triste résultat !
LA POSTÉRITÉ DE L'AFFAIRE DREYFUS
L'hommage au capitaine Dreyfus, Tim
L’Affaire Dreyfus a une portée considérable dans le temps : elle représente encore aujourd’hui la victoire de l’humanité et de la justice sur la raison d’État. En 1985, Jack Lang, alors Ministre de la Culture, commande au sculpteur Tim (Louis Mitelberg) une statue en hommage à Alfred Dreyfus. Elle devait être placée à Paris, dans la cour de l’École militaire, là où Dreyfus avait été dégradé, mais est finalement inaugurée dans le Jardin des Tuileries, le 9 juin 1988. La statuette en bronze conservée au Musée de Bretagne est une maquette de l’œuvre. Malgré le sabre brisé, le capitaine Dreyfus se tient droit et fier.
Statuette, L'hommage au Capitaine Dreyfus