Bienvenue sur le portail documentaire du musée de Bretagne et de l'écomusée de la Bintinais : accédez à plus de 300 700 oeuvres et documents.


Apprendre : l'éducation et les jeunes

L'apprentissage est une donnée essentielle dans la vie des enfants, et plus largement des jeunes. Il permet le développement intellectuel mais aussi l'acquisition de savoirs et de savoir-faire. L'enseignement scolaire a un rôle particulièrement important et l'école est un lieu central dans la vie des jeunes.



Plus de collections sur l'éducation et les jeunes

Nos parcours thématiques

Face au Mur

Des collections à identifier

Jeunesse : l'âge du possible

Amédée Fleury, artisan photographe

Des plumes patriotiques
Les plumes de la République, début 20e siècle
À partir des lois Ferry de 1881-1882, l'école devient gratuite, laïque et obligatoire pour tous les enfants, filles et garçons de 6 à 13 ans. Au-delà de son rôle éducatif, l'école est aussi un haut lieu d'affirmation des idées républicaines et entend développer le patriotisme français. En témoigne ce lot de plumes pour écoliers, de la marque Sergent-Major. Il est orné de la figure allégorique de la République Française, Marianne, encadrée par des drapeaux tricolores.
Autre terrain de combat de la 3e République : la laïcité, afin de contrer l'influence de l'Église dans l'éducation des jeunes.
Plumes (lot)
À l'école de la République
Photographie de classe, Saint-Germain-en-Coglès, 1890
Cette photographie, prise dans la cour de l'école publique de Saint-Germain-en-Coglès, représente une classe de l'enseignement primaire. Les enfants sont disposés sur six rangs à la droite desquels se trouve le directeur et à la gauche son adjointe. La modeste commune disposait également d'une école catholique.
Témoignage du développement de l'enseignement scolaire sous la Troisième République, caractérisé dès la fin du 19e siècle par la promulgation des lois scolaires, l'école primaire reste néanmoins repliée sur elle-même et fonctionne de façon autonome, sans cohérence avec l'enseignement secondaire.
L'école concerne surtout les garçons et les milieux populaires n'ont souvent accès qu'à l'enseignement primaire. Ici encore les inégalités sociales restent flagrantes : au premier rang de la photographie, sabots et chaussures en témoignent.
Photographie, Ecole publique de Saint-Germain-en-Coglès
La mixité en milieu rural
Portrait de classe, Charles Legendre, La Nouaye, 1913
Dans la Bretagne rurale du début du 20e siècle, les contraintes économiques et le manque de locaux adaptés contraignent parfois les mairies à dispenser l'enseignement dans des endroits improvisés (granges, fermes) ou bien comme ici, à rassembler les écoles de filles et de garçons, obligeant de fait à la mixité.
Bien qu'elle soit porteuse de progrès et de modernité, l'école ne fait pas l'unanimité dans les campagnes. En effet, elle prive les paysans d'une main-d'œuvre nécessaire et interdit l’usage des langues et parlers régionaux.
Photographie, La Nouaye portrait de classe
La tenue de l'écolier
Sarrau, 1953
À l'école de la République, les écoliers portent le sarrau par-dessus leur tenue de tous les jours. C'est une blouse solide et bon marché.
Masquant les différences entre les tenues vestimentaires des enfants, elle prône l'égalité et vient conforter le message militant de la laïcité.
Toutefois, les différences d'origine ou de fortune se remarquent tout de même : sabots de bois pour l'écolier des champs et souliers de cuir pour celui de la ville. L'hiver, les enfants des campagnes remplissent leurs sabots avec de la paille pour avoir chaud.
Sarrau
Premier de la classe
Croix "Au Mérite", début 20e siècle
Cette croix de Malte argentée en forme d'étoile à huit branches comprend en son centre un médaillon portant l'inscription « Au Mérite ». Ancêtre des « bons points », la croix d'honneur était attribuée aux meilleurs élèves, principalement au sein des écoles primaires.
La communauté des sœurs de Rillé, dont provient cette croix, prenait en charge depuis 1840 l'éducation des enfants, particulièrement des jeunes filles issues des paroisses rurales environnantes.
Cette croix, qui prend délibérément exemple sur la croix de la Légion d'Honneur, atteste aussi d'un effort de moralisation de l'enseignement pratiqué dans les structures d'éducation religieuses et aussi au sein des écoles publiques, notamment par ceux que Charles Péguy nommait « hussards noirs », ces instituteurs de la Troisième République, véritables missionnaires laïcs.
Croix de mérite