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Acteurs principaux

L’Affaire Dreyfus est une intrigue judiciaire sans précédent, qui implique de très nombreux acteurs.

Intellectuels, politiques, militaires, anonymes… Autant de personnes qui prennent part, de près ou de loin, à l’Affaire.

Découvrez quelques-uns des acteurs principaux de l’Affaire Dreyfus, à travers les collections du musée de Bretagne.



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Jeunesse : l'âge du possible

Anne Robert-Catherine, femme photographe

ALFRED DREYFUS
Portrait d'Alfred Dreyfus par Aaron Gerschel
Alfred Dreyfus naît à Mulhouse en 1859, dans une famille de confession juive. Il entre à l'école Polytechnique à 18 ans, devient officier d'artillerie et est admis à l'École de Guerre en 1890. Cette même année, le photographe Aaron Gerschel réalise ce portrait en buste. Quand l'Affaire éclate au grand jour en 1894, Alfred Dreyfus est âgé de 35 ans et a déjà une brillante carrière qui l'a conduit à être stagiaire à l'État-Major. Il est marié à Lucie Hadamard, fille de diamantaire, avec qui il a deux enfants, et vit dans le 16ème arrondissement de Paris.
Photographie, Portrait d'Alfred Dreyfus
L’ÉTAT-MAJOR
Carte postale caricaturale Le Pas-à-Quatre
L’État-Major est au cœur de la conspiration contre Alfred Dreyfus, fabriquant un dossier secret composé de faux pour appuyer l’accusation. Cette carte postale caricaturale dénonce cette entente en représentant les personnages dansant, main dans la main. Elle figure le général Mercier, alors ministre de la Guerre et instigateur de l’enquête ; le commandant du Paty de Clam, passionné de graphologie qui « croit » confondre Dreyfus grâce au bordereau ; le général Boisdeffre, chef de l’État-Major ; et le commandant Esterhazy, réel auteur du fameux bordereau destiné aux Allemands.
Carte postale, Affaire Dreyfus Pas-à-Quatre
LA PRESSE
Vendeur de journaux, F. Gilles
Dès le 1er novembre 1894, la presse se saisit du sujet et en fait une affaire d'opinion publique. Dès lors, les journalistes ne cessent de commenter les événements et de relayer les avancées de l'enquête. Cette statue de plâtre représentant un vendeur de journaux montre bien le rôle de la presse : par la diffusion de nombreux journaux, principalement antidreyfusards, elle influe sur les esprits et même sur l'issue des procès, et devient un acteur essentiel. L'Affaire Dreyfus permet à la presse de montrer sa puissance et de réellement s'imposer comme le « quatrième pouvoir ».
Statue, Vendeur de journaux
LES INTELLECTUELS
Affiche « Dreyfus est innocent »
À la recherche de justice et de vérité, les intellectuels s’engagent dans l'Affaire. La Ligue des droits de l'Homme est créée en 1898 par le républicain Ludovic Trarieux, et ralliée par de nombreux intellectuels, afin de participer à la défense de Dreyfus. Leur mobilisation est critiquée par des détracteurs estimant qu'un procès militaire ne les regarde pas. Cette affiche « Dreyfus est innocent » est une réponse à une autre, intitulée « Dreyfus est un traître ». Elle présente, entre autres, Jean Jaurès, Émile Zola ou Bernard Lazare, qui apportent ouvertement leur soutien au capitaine Dreyfus.
Affiche, Dreyfus est innocent