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Délivrez-nous du mal

Attirer le mauvais œil, conjurer le sort… Le pouvoir magique propage le mal ou le fait disparaître. À l’instar des croyants qui s’appuient sur la religion pour intercéder en bien ou en mal auprès du saint. Les talismans font office de contre-sorts préventifs et de porte-bonheurs, symboles d’une force protectrice et bienfaisante.

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Rennes. Les vies d'une ville

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Jeunesse : l'âge du possible

Saint Yves-de-Vérité
Le culte de Saint Yves-de-Vérité date du 17e siècle, honoré dans la chapelle de Saint-Sul à Trézardec, Notre-Dame-de-la-Haine, aujourd’hui disparue. Saint Yves-de-Vérité, né dans l’imaginaire populaire est le double vengeur de l’autre Saint-Yves, avocat des humbles, saint patron des professions de droit. Le fidèle l’invoque afin de se défaire d’un adversaire, mais dans un rituel risqué : si la faute du voué n'est pas avérée, le fidèle périt ; si la faute est avérée, le voué disparaît dans l'année.
Image populaire, Saint Yves-de-Vérité
Gougad-patereu
Gougad-patereu signifie en breton « gorgées de grains consacrés ». Il désigne, dans le Morbihan, des colliers de protection composés de perles aux vertus protectrices. Parmi les perles d’ambre, en malachite, opale, verre, pâte de verre…, celles d’ambre, aux vertus supérieures, préservent des maladies graves, des morsures et des sortilèges, celles en verre blanc protègent des maladies des yeux. Ces talismans, conservés pieusement dans les familles, sont des pièces importantes de l’héritage.
Collier, Gougad-patereu
Mein-Kroaz ou pierres de croix
Objets de nombreuses croyances populaires, on prête aux pierres de Coadry des vertus magiques, rituel d’origine celtique repris par le christianisme. Ces pierres sont offertes aux jeunes mariés en protection des maladies ; enterrées au pied des maisons, elles protègent de la foudre (pierre à tonnerre) ; embarquées sur un bateau, elles préservent du naufrage. Ces pierres sont des staurodites en forme de croix de Saint-André, concrétions minérales très rares, présentent seulement sur l’axe Baud-Scaër.
Pierre de croix
Femmes au tombeau de Saint-Yves
Saint Yves est né et décédé à Tréguier. Prêtre, il consacra sa vie aux pauvres, au droit et à la justice. Sa pierre d’autel (désignée tombeau), est au cimetière de Minihy-Tréguier. Selon la légende, les fidèles doivent passer sous l'arcade de l'autel pour que leur vœu soit exaucé. Paul Gruyer a immortalisé cette évocation sur une photographie qui présente une femme âgée, un chapelet dans les mains, effectuant cet acte. Trois autres femmes attendent leur tour.
Négatif sur film, Minihy-Tréguier tombeau de Saint-Yves